La souveraineté, un projet toujours neuf

Le Devoir, 20 juin 2009

La Fête nationale est une belle occasion de nous rappeler que nous avons la chance de travailler à réaliser notre projet toujours neuf ─ et pratiquement inusable ─ de souveraineté. Neuf et inusable parce que sa démarche est toujours renouvelée en fonction de la conjoncture, tandis que sa pertinence demeure intacte, tel un bloc d’airain.

Ce beau projet de souveraineté qui fait que les Québécois et les Québécoises sont autre chose que des petits bouchons de liège ballottés sans but sur des flots incontrôlables. Ce projet de souveraineté qui nous structure, qui nous donne de la cohésion, du sens, qui remplit le vide politique ambiant. Ce projet de souveraineté qui intègre, dynamise et canalise autant des éléments anciens comme la recherche de solidarité et d’égalité sociale, que des courants neufs comme l’altermondialisme et la lutte pour le respect de l’environnement. Le projet de souveraineté et les autres courants novateurs agissent comme des catalyseurs mutuels, décuplant leurs potentiels respectifs de transformation. Plusieurs projets de société pourront être dynamisés par l’accession à la souveraineté et les élections ultérieures sauront arbitrer les nouveaux choix de façon démocratique.

Nous sommes privilégiés de pouvoir oeuvrer, comme d’autres peuples et chacun dans son contexte historique particulier, à la construction d’un foyer où nous pourrons nous réchauffer ensemble, d’où que nous venions, au brasier de l’enracinement et du partage.

juin 23, 2009 · Classé sous Question nationale