Le réseau de la santé et des services sociaux a pris un « coup de vieux »

Texte paru dans le Devoir du mercredi 22 juillet 2009

Quel bilan faire du réseau de la santé et des services sociaux, cinq ans après les fusions forcées entrées en vigueur en juillet 2004? Le réseau a pris un «coup de vieux», il a mal vieilli. Il a perdu de la souplesse, il est devenu rigide, les décisions sont centralisées, le processus décisionnel s’est empêtré.

Sa capacité d’adaptation s’est réduite; au nom de l’uniformisation, la couleur locale a pris les dimensions d’une peau de chagrin. Les conditions de travail d’un corps d’emploi à l’autre, d’un département à l’autre, d’un bâtiment à l’autre, doivent être identiques, même si cela confine à l’absurde. L’autoritarisme règne. La consultation du personnel est devenue illusoire: les cadres le font, puisque cela est exigé par la «nouvelle gestion publique», mais ils sont conscients que c’est pour les apparences puisque les décisions sont déjà prises au départ. La vérité vient d’en haut. Elle se déverse en cascades, depuis le ministère vers les Agences et la Santé publique, vers les établissements, vers le personnel. Rien ne remonte, les saumons sont disparus de la carte.

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