Tout bien pesé : pour que mon vote compte

Une version plus courte de cette chronique a été publiée dans les Lettres au Devoir du 1er août 2012, sous le titre “Créer d’autres Argenteuil”. Texte paru sur les sites Vigile, journal communautaire Point Sud, Presse-toi-à-gauche et L’Aut’Journal. Suivi de commentaires recueillis sur Facebook ou autrement.

A l’occasion des deux dernières élections québécoises, j’ai voté Québec solidaire. Lors du prochain scrutin, je voterai Parti québécois. J’habite le comté de Viau, un comté traditionnellement libéral. En 2007 et en 2008, mon vote « ne comptait pas » et n’avait aucune influence. Je me suis donc fait le plaisir de voter pour le sympathique Québec solidaire, le parti qui rejoint le plus mes valeurs.

Lors du prochain scrutin, mon objectif est de battre les libéraux tout en empêchant la CAQ d’être élue. Pour une fois, mon vote pour le PQ pourrait permettre à ce dernier de passer entre les deux partis fédéralistes de droite. Le PQ n’est pas parfait, il est trop légèrement teinté de social-démocratie à mon goût, mais je ne suis pas masochiste au point de laisser passer un autre parti, alors que mon vote, par chance, je pourrais même dire par hasard, pourrait être utile.

Si j’étais dans les comtés où se présentent Amir Khadir et Françoise David, je voterais pour eux. Un peu d’air frais ne fait pas de mal. Mais dans les comtés serrés, je recommande à mes amis de voter PQ. Comme nous n’avons pas encore un mode de scrutin proportionnel, il faut nous résoudre à voter stratégiquement.

Je vais voter PQ et je sens que, s’il est élu, je vais être déçu par plusieurs de ses actions. Un peu avant l’élection des libéraux en 2003, j’avais publié dans la revue Possibles un texte critique : « Le gouvernement québécois a-t-il démérité de ses alliés? », (vol. 26, no 1-2, hiver-printemps 2002, pp. 149-169).

http://www.chronijacques.qc.ca/2002/02/le-gouvernement-quebecois-a-t-il-demerite/

La lecture de certains éléments du programme électoral du PQ me donne déjà de l’urticaire.

Ma stratégie électorale n’est pas sans ambiguïté. Mais je ne suis pas le seul à baigner dans un marais de contradictions. Mes amis de Québec solidaire, souverainistes, qui ont voté pour le NPD fédéraliste lors des dernières élections occupent le même terrain rempli de paradoxes que moi. Que celui ou celle qui ne s’est jamais contredit jette le premier anathème.

Nous n’avons pas, comme en France, un système à deux tours. Le Front de gauche ne s’y est-il pas récemment rallié au candidat socialiste François Hollande, pour le second tour ?

Un clin d’oeil en terminant. Dans les jours qui ont suivi l’élection du Parti québécois le 15 novembre 1976, une caricature très drôle a été publiée. On y voit un groupe de marxistes-léninistes  – c’était la mode à l’époque – commenter ainsi l’élection : « Un parti bourgeois, rien de bon à en attendre ». L’un des m.-l. rentre chez lui, se retire ensuite dans sa chambre, ferme la porte et crie : « Youpi ! ».

Nul doute que la plus belle période de la social-démocratie québécoise a été celle des années 1976-1981. Les choses ont changé depuis, mais elles  pourraient changer de nouveau.

Quelques commentaires reçus sur Facebook ou autrement

 Commentatrice A : Triste le vote stratégique… même si je le comprends…

Ma réponse : Merci de ton respect. Heureusement qu’on a le plaisir de mener d’autres belles luttes ensemble !

Commentateur B : Un très bon texte amenant la réflexion et qui me rejoint !

Commentatrice C : J’ai la chance d’être dans Gouin… mais je pense que cette stratégie que tu proposes serait la moins perdante pour le Québec.

Commentateur D : Totalement en désaccord… mais tu le sais ! Il faudra me convaincre ! Si on ne fait que repousser tout le temps, jamais nous n’obtiendrons gain de cause. Que représente QS ? Ah oui, le «courage politique»… Le PQ, hum? Vraiment, aucune envie, désolé !

Ma réponse : Que représente le PQ ? Peut-être la seule possibilité concrète de « flusher » Charest. C’est l’une des raisons qui nous ont amenés, toi et moi, à manifester côte à côte dans les rues de Montréal. Ceci dit, je respecte infiniment ton point de vue.

Commentateur E : Ta position est pour moi une bonne nouvelle.

Commentateur F : Je suis bien d’accord avec toi, Jacques, le PQ représente la seule possibilité de se libérer des libéraux; soit dit en passant, je n’ai jamais voté libéral de ma vie; QS ? c’est un vote gaspillé, pour un parti qui a des liens de proximité très étroits avec le parti communiste; savez-vous pour qui milite Amir Khadir? ça ne sent pas trop bon.

Ma réponse :  attention à l’”anti-communisme primaire” ! Depuis la chute du Mur de Berlin, il ne faut plus perdre de temps à cela. Amir Khadir est une personne remarquable. Les médias-poubelles de droite font circuler des niaiseries à son propos. Un peu de discernement, que diable !

Commentatrice A : SVP… lâchez-moi le communisme avec QS…

Commentateur F : Amir Khadir est-il ou non militant d’une secte iranienne?

Ma réponse : Amir Khadir est aussi membre d’une secte iranienne que toi, tu es membre d’une secte québécoise ! Vérifie la crédibilité de tes sources d’information.

Commentateur G : Je n’ai jamais voté libéral ou conservateur de ma vie. J’étais militant du RIN. Je n’ai jamais été enthousiasmé par l’arrivée du MSA puis du PQ, surtout avec la stratégie étapiste qui a tué le projet d’indépendance. Mais j’ai quand même voté PQ pendant quelques élections. Et je fus très déçu de ce parti sauf durant le mandat de 1976 à 1981. De centre-gauche, ce parti est devenu un parti néo-libéral qui ne souhaite plus faire l’indépendance mais seulement se retrouver au pouvoir. Je suis indépendantiste, socialiste et féministe, donc je vote Québec solidaire. C’est ce parti qui correspond à mes convictions profondes. Le problème, c’est que je ne peux voter qu’une fois pour un député qui n’aura aucun pouvoir à l’Assemblée nationale, cimenté qu’il sera dans la ligne de parti. C’est le chef qui décide et qui mène. J’aimerais voter pour le Premier Ministre et pour mon député. Ce n’est pas le cas. Conclusion, je voterai, non pour une personne, mais pour le programme du parti qui me convient le mieux. Et ce vote passe par le candidat qui se présentera dans mon comté.

Ma réponse: Je comprends ton cheminement et ton désir de voter pour un programme qui a de l’allure. Comment concilier cela avec le désir de se débarrasser de Charest ? Y a-t-il un autre truc pour y arriver ?

Commentatrice A : Voter massivement QS est un truc, Jacques ;)

Commentatrice H (candidate de QS dans Viau) : Elle m’invite chaleureusement à suivre mes convictions et à voter QS dans son comté.

Ma réponse : Mon souhait, c’est qu’il se passe dans Viau ce qui s’est passé dans Argenteuil, une soi-disant forteresse libérale. Que les votes de droite se répartissent entre les Libéraux et la CAQ et que le PQ passe entre les deux. Mon souhait le plus cher: planter Charest (c’est probablement votre souhait aussi). Tout à coup que mon vote serait celui qui fait basculer Viau et tout à coup que Viau ferait basculer le Québec contre Charest ! C’est une loterie… Ça va se jouer serré.

Commentatrice I : Je me suis sentie très bousculée par la grève étudiante et les manifestations violentes. Je ne suis pas du tout à l’aise avec ça. Mais ce n’est pas une raison pour voter Charest. Je vais voter PQ.

Commentateur J : S’il y avait un NPD Québec, je voterais NPD.

Ma réponse : Sais-tu que le parti (social-démocrate) dont le programme social ressemble le plus au NPD, c’est le PQ (centre-gauche) ? A une grande différence près, le NPD est centralisateur (plus de pouvoirs à Ottawa) et le PQ veut la souveraineté du Québec.

Commentateur J : Non, je ne le savais pas. Je ne suis pas politisé. J’ai voté NPD au fédéral parce que mes amis ont voté NPD. Merci de m’informer.

Commentatrice K : Bien d’accord avec ce que tu écris, Jacques ! C’est ce que je défends depuis des semaines auprès de mon entourage, et sur Facebook. Étant d’origine française, je peux bien mesurer la différence entre les deux modes de scrutin, et c’est désolant pour nous au Québec.

En revanche, je suis désolée de devoir ”casser ton fun” concernant un Québec Solidaire rafraîchissant. J’ai pourtant ma carte de membre de ce parti depuis le tout début, mais je ne la renouvellerai pas. J’explique pourquoi.

Je sais de source sûre que, dans le cadre des tentatives de stratégies pour les prochaines élections, Pauline Marois tient à laisser en place le député Nicolas Girard (que tout le monde s’accorde à dire excellent, y compris les non-péquistes). Marois a donc proposé de ne présenter personne dans Rosemont pour laisser ce comté à Françoise David, qui aurait toutes les chances d’y être élue. Eh bien, Françoise David a refusé ! Je trouve ça non seulement idiot, mais carrément irresponsable dans le contexte où nous sommes…

Je déchire ma carte de membre de Québec Solidaire, et je ne voterai JAMAIS pour Françoise David, je militerai même contre elle si besoin, car je trouve son obstination suspecte et dangereuse. Et de ce fait, je ne lui confierais certainement rien concernant l’avenir des Québécois.

Raison de plus, Jacques, pour être d’accord avec toi et encourager les gens à voter PQ pour au moins nous débarrasser de ce gouvernement indigne, et arrêter les dégâts. On verra après pour la suite ;-)

Commentatrice L : Je suis d’accord avec ton analyse pour les comtés où un vote péquiste pourrait faire la différence. Par ailleurs, il faut savoir que le financement des partis se fait selon le nombre de votes obtenus; alors dans les comtés “ennemis”, soit indécrottablement libéraux et dans les comtés sûrs péquistes, je suggère de voter solidaire.  Voter solidaire correspond pour plusieurs d’entre nous à voter pour un parti qui veut changer les choses véritablement, qui ne reniera pas ses convictions à la première rencontre avec les financiers, du moins on peut l’espérer, et franchement, on a grandement besoin de députés comme Amir Khadir qui savent dire leurs quatre vérités aux Rousseau de ce monde.

Ma réponse : Bien d’accord !

Commentateur M : Avec tout le respect que j’ai pour Jacques, je ne puis être d’accord avec ta position. Le vote stratégique qui nous mènerait à un gouvernement du Parti québécois, c’est changer un 25 cents pour un 30 sous! Comme ce fut le cas auparavant, le Parti québécois continuera à croire qu’il faut persister dans la croissance économique et la création d’emplois à tout prix, il viendra à  la rescousse des banques et des multinationales si elles sont en difficulté, il réparera nos routes pour que nous continuions à rouler en auto… Finalement, il ne changera rien alors que ce dont nous avons besoin, c’est un changement radical d’orientation: l’avenir de la planète est en danger et notre seule préoccupation serait de sauver quelques emplois pour que les gens puissent continuer à consommer … et à tuer la vie sur la planète ? Bien sûr que Québec solidaire ne prendra pas le pouvoir cette fois-ci, mais il devrait y arriver dans les prochaines années, si les gens ont l’occasion de connaître ses idées et son programme. Pour une fois, nous avons un parti formé de personnes qui, comme Jacques, viennent du milieu communautaire et ne sont pas là par ambition personnelle, mais parce qu’elles croient au bien commun, qu’elles souhaitent une société plus juste et vraiment démocratique. Bien sûr que Québec solidaire n’a pas réponse à tous nos problèmes; mais au moins on y cherche ensemble la voie qui pourrait le mieux convenir. Il faut envoyer à nos gouvernants un message clair: nous ne voulons plus de ces partis qui dirigent en fonction des intérêts d’une petite minorité de privilégiés, nous voulons prendre un nouveau départ pour nous donner une société où tous auront la possibilité de s’épanouir tout en laissant la même possibilité à celles et ceux qui nous suivront. Nous en avons assez de ces partis qui nous promettent qu’ils changeront le mode de scrutin mais qui ne le font jamais parce qu’ils ont peur d’en sortir perdants. Votons du côté de notre coeur pour une fois, et surtout, aidons à construire ce parti dont nous avons si grand besoin aujourd’hui.

Commentateur N : Je me range plutôt dans le «camp» de Jacques, parce que, pour moi, 9 ans de régime libéral a assez fait de tort au Québec, à ses citoyennes et citoyens pour ne pas prolonger cette dilapidation de nos droits et de nos richesses naturelles. Le PQ ne présente évidemment pas l’alternative idéale, mais son accession au pouvoir permettrait, tout au moins, de nous débarrasser des Libéraux et de nettoyer les écuries mal entretenues qui sentent mauvais les pots-de-vin, les limitations des droits, les financements occultes…

Durant un premier mandat PQ, nous pourrons tenter d’infléchir les décisions sur des éléments de politique que nous partageons avec certains députées et députés de ce parti. Si nos arguments ne trouvent pas suffisamment d’ouverture dans ce nouveau gouvernement, nous aurons le loisir de préparer l’alternative QS dans quatre ou cinq ans. Je préfère cette solution à celle qui permettrait au PLQ de poursuivre son travail de sape de la réalité de la nation québécoise.

Ceci dit, comme on l’a déjà dit dans ce dialogue à plusieurs, rien ne nous empêche dans les comtés sûrs pour les Libéraux ou les Péquistes d’inviter les gens à voter QS, question de contribuer au financement de ce parti prometteur, tout en poursuivant l’objectif premier, dans la conjoncture actuelle, de barrer la route au PLQ. Cela suppose que les personnes contactées soient invitées à bien analyser la réalité de leur comté et à voter en conséquence.

Commentateur O : Comment faire circuler tout le contenu de nos passionnants échanges auprès des personnes moins politisées ? Je songe à organiser des assemblées de cuisine pendant la campagne électorale. C’est une piste.

Commentateur P : Intéressant de vous lire au sujet des élections à venir. Si ce n’est déjà fait, lire dans Le Devoir de ce matin (17 juillet) le texte de Beaudet, Lefebvre et Martin sur l’importance “relative” du processus électoral. Ce qui me rappelle d’avoir appris, à l’école, que les mécanismes électoraux ont en général deux fonctions principales: élire des représentants et des représentantes, mais aussi intégrer les forces politiques qui pourraient être anti systémiques et menacer l’ordre existant. L’histoire du mouvement indépendantiste au Québec, de la gauche au plan municipal à Montréal ou celle des sociaux-démocrates en Europe ces dernières décennies pourrait en témoigner. De là à penser que “si les élections pouvaient changer quelque chose, elles seraient illégales”, il y a un pas que j’ai déjà franchi. Mais j’ai fait marche arrière depuis. Je me rappelle aussi avoir lu, à l’école, des textes de féministes pour qui prendre le pouvoir n’était plus la solution, mais qu’au contraire, pour qui le pouvoir faisait partie du problème. C’est dans ce sens que l’expérience de démocratie directe de la CLASSE, de même que la participation populaire aux nombreuses manifs sont tellement vivifiantes et… menaçantes.

Mais bon, vous savez sans doute déjà tout ça et il n’en reste pas moins que bien concrètement, loin de l’école, dans la circonscription de Châteauguay où je peux exercer mon droit de vote (et non mon devoir!), le ministre Moreau pourrait être battu (même si un redécoupage des circonscriptions au plan régional favorise les libéraux dans Châteauguay), que la candidate du PQ est “issue du milieu des groupes populaires ayant travaillé en alphabétisation” selon la publicité du Parti québécois et que nous sommes à peine plus que les 12 apôtres à être membres de QS. Châteauguay, un microcosme du dilemme cornélien québécois?

Commentateur Q: Moi, ce qui me préoccupe pour les prochaines élections, ce sont toutes ces personnes moins habilitées à nos échanges plus savants, parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’apprendre à argumenter ou encore parce qu’elles n’ont pas accès à ce genre de débat. Ce qui me taraude, c’est moins le parti politique que les motifs exprimés de façon simple qui motivent à faire un choix autre que le parti libéral. Quand on dit que le PQ, c’est du pareil au même, je n’arrive pas à croire, en ce moment, que QS fera beaucoup mieux une fois au pouvoir. L’idéalisme, oui, mais un pas de géant, et un seul à la fois… C’est le pouvoir qui corrompt quand il ne tient pas compte du bien commun. Or, le bien commun, c’est quoi au juste, à ce moment d’élections 2012 ?

Les jeunes de LA CLASSE font classe à ce sujet. Je crains que nos échanges s’éloignent des personnes qu’il faut aider à VOIR CLAIR (notamment le groupe important des personnes âgées bousculées et apeurées par le changement ou les bouleversements, ainsi que, parmi les classes populaires ou autres, celles qui sont moins politisées et aussi plus cyniques.

J’ai lu et relu l’article de Pierre Beaudet et autres. J’ai aussi lu et relu l’aricle signé par un étudiant de Serbrooke, Daniel Pierre-Roy. Son argumentation me rejoint, même s’il s’agit d’un important dilemne, une genre de noeud gordien. Il se situe davantage dans le concret de l’évolution actuelle tenant compte du «possible». Qui trop embrasse mal étreint, dit un vieil adage! Une fable du bon vieux Lafontaine nous rappelle que rien ne sert de courir, il faut partir à point. Equiterre, à son tour, proclame comme slogan: Un geste à la fois!

Commentatrice R:

Intéressant de « nous lire »…. Vraiment.  Tout un dilemme.  Mais mon choix est fait et je suis d’accord que «  rien ne sert de courir »; la route est longue et nous sommes en marche ! Et pour longtemps…!  Malgré moi, je voterai PQ. À Chambly il y a la chance que Bertrand Saint Arnaud soit élu et il est un bon candidat. Les élections sont un pas de plus. C’est tout mais, avec les libéraux,  nous reculons  de plusieurs pas.  Comme nous disons à la Marche mondiale des femmes, pas à pas pour changer le monde ..!

Commentatrice S: La question pour qui voter me ramène à la question pourquoi voter, surtout que le parti qui semble actuellement  représenter le plus mon idéal de société n’a aucune chance d’être au pouvoir prochainement.

Ma mère me disait d’aller voter pour que personne ne vote à ma place! Elle avait connu l’époque de Duplessis et j’ose espérer que les tricheries de l’époque risquent moins de se produire aujourd’hui! C’était aussi une façon de dire que c’était à moi de prendre ma place dans la société et ne laisser personne d’autre le faire pour moi.

Bon, je vais voter aussi parce que j’accepte le jeu de la démocratie représentative et ainsi remettre une partie de mon pouvoir décisionnel à des personnes qui adhèrent à un type d’organisation collective. Cependant, je choisis parmi plusieurs partis, celui qui réunit selon moi les conditions pour faire advenir une société qui corresponde à mes valeurs et dans laquelle les humains que nous sommes peuvent se réaliser.

J’accepte aussi de vivre avec le choix des autres, en autant que les règles de démocratie ont été respectées dans le processus électoral. D’où l’importance  des arguments, de l’éducation et des débats chez les autres votants si je veux que les autres fassent des choix de représentants qui adhèrent à mes valeurs et respectent l’Humain dans les humains.

Et c’est précisément sur ces deux éléments que le bât me blesse! Toute cette démarche repose pour moi sur des assises relationnelles humaines de confiance, confiance qui s’est beaucoup effritée depuis quelques années. J’y ai récolté quelques cheveux blancs d’ailleurs…et vous?

Mais j’ai un fond de confiance solide, et j’irai voter malgré toute l’hypocrisie des  campagnes électorales. De façon stratégique cependant. C’est pourquoi, selon l’analyse des possibles dans mon comté, je voterai PQ mais je soutiendrai Québec solidaire.

Je veux éviter le pire et participer à construire l’avenir…

Et vous, mettez-vous des fois, des confitures avec le beurre d’arachide sur vos toasts le matin?

juillet 2, 2012 · Classé sous Question nationale, Questions sociales

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