Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique

Paru dans La Force des Sages.

On a souvent constaté que les plus démunis ne semblent pas voter en fonction de leur intérêt : un grand nombre d’entre eux votent à droite. Selon certaines études, deux facteurs pourraient expliquer ce comportement :

1. Les démunis sous-estiment l’écart de richesse qu’il y a entre eux et les plus fortunés. Ils croient que tout le monde a des chances égales dans la société et qu’ils pourront un jour améliorer leur sort. La preuve : tout le monde a des chances égales de gagner le gros lot à la loterie.

2. Les plus démunis ne veulent surtout pas se trouver au dernier rang : il y en a qui sont plus mal pris qu’eux. Si des améliorations étaient obtenues par les plus démunis qu’eux, ils se retrouveraient à leur place, la dernière, ce qu’ils ne veulent surtout pas.

Lire à ce propos l’article de slate.fr

http://www.slate.fr/story/54315/pauvres-vote-interet-economique

Commentaire d’un lecteur de l’article de slate.fr

Il y a un conte qui illustre bien ce phénomène : ” Un homme sauva un jour un génie de la forêt. Celui ci lui dit : “Pour te remercier, je t’accorde un vœu. Mais je te préviens, quel que soit ce que tu me demandes, je donnerai aussi le double à ton voisin”. L’homme réfléchit alors longuement puis répondit : ” Très bien. Alors crevez-moi un œil“.

Voir aussi http://www.scienceshumaines.com/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets_fr_28625.html

septembre 23, 2012 · Classé sous Questions sociales

Droits de scolarité : la position de compromis était connue au départ

Paru dans la revue La Force de l’âge (AQDR). Paru sur les sites Vigile, Presse-toi-à-gauche, l’Aut’Journal et Point Sud. 

La crise des droits de scolarité est maintenant derrière nous, même si la question globale de l’accessibilité aux études n’est pas réglée, loin de là. Quels constats peut-on faire avec un peu de recul ?

Premièrement, le sentiment persiste que l’opinion publique a été manipulée par le gouvernement Charest dans cette affaire. Les sondages laissaient croire que la population se rangeait massivement derrière le gouvernement : les journaux titraient « 68 % de la population appuie le gouvernement pour l’augmentation des droits de scolarité ». C’était lorsqu’on offrait aux répondants une seule alternative : pour ou contre la hausse. Mais dès qu’on donnait aux répondants plusieurs choix, le portrait était fort différent. Si on proposait quatre choix (sondage CROP/Radio-Canada du 25 mai 2012), voici les réponses : pour la gratuité (pas de droits de scolarité, position de la CLASSÉ) : 11 % des répondants; pour le gel au niveau actuel : 13 %; pour l’indexation à compter de maintenant (position du PQ) : 45 %; pour une forte hausse (position du gouvernement Charest) : 27 %.

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Les « petites nations »

Paru sur le site Vigile.
Le résultat des élections du 4 septembre m’a rappelé ces propos du grand écrivain tchèque Milan Kundera dans Les Testaments trahis : “Les petites nations. Ce concept n’est pas quantitatif; il désigne une situation, un destin: les petites nations ne connaissent pas la sensation heureuse d’être là depuis toujours et à jamais; elles sont toutes passées, à tel ou tel moment de leur histoire, par l’antichambre de la mort; toujours confrontées à l’arrogante ignorance des grands, elles voient leur existence perpétuellement menacée ou mise en question; car leur existence est question”.

D’une élection à l’autre, nous ne savons pas si pourront être mis en place des mécanismes qui favoriseront le maintien, l’épanouissement et l’empowerment (la responsabilisation, l’augmentation de l’autonomie) de notre nation. Comme peuple, nous sommes habitués à être piqués de banderilles par l’histoire et par la géographie, et à toujours nous remettre sur nos pieds, comme un petit taureau tenace et invaincu. Mais tant que les corridas ne seront pas interdites, quelle dépense constante d’énergie !

septembre 8, 2012 · Classé sous Question nationale

Un livre pour outiller les militants et les éducateurs

Paru sur les sites de L’Aut’journal et de Presse-toi-à-gauche. Paru aussi dans La Force des sages (AQDR) d’octobre 2012.

Lire « Innover pour mobiliser » de Michel Blondin, rédigé en collaboration avec  Yvan Comeau et Ysabel Provencher, c’est parcourir 50 ans d’une vie active dans le secteur de l’éducation populaire, de l’éducation à la solidarité internationale, ainsi que de l’éducation syndicale et économique solidaire.

En effet, comme animateur social puis comme responsable des services d’éducation, Michel a été tour à tour engagé aux Chantiers de Montréal (1962-64), au Conseil des oeuvres de Montréal (1964-69), au Service universitaire canadien outre-mer (SUCO, 1970-75), au Syndicat des Métallos (1975-90) puis au Fonds de solidarité de la FTQ (1991-2005).

Michedl Blondin, un riche récit de vie

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L’automne de la vie, le dessert de la vie…

A paraître dans Simpli-cité, la revue du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Thème : l’automne de la vie. Questions proposées : a-t-on réalisé ses idéaux de jeunesse ? Se réserve-t-on du temps pour parler avec des plus jeunes, les encourager, les soutenir et les guider ? Quel genre de testament spirituel les aînés-es offrent-elles pour la suite du monde ? Connaissez-vous des vieux qui sont inspirants ? Paru aussi dans La Force des sages (AQDR).

Le dessert de la vie…

Quelques réflexions, en vrac, inspirées par votre beau thème : l’automne de la vie.

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