Bilan des CSSS après 10 ans : des résultats fort douteux

Paru dans La Force des sages (AQDR, avril 2014) et sur les sites Point Sud, Interaction communautaire (RQIIAC), Vigile, Presse-toi-à-gauche et l’Aut’journal. 

Pour employer des mots charitables, le bilan de la réforme Couillard, entraînant les fusions forcées des établissements en 2003, présente des résultats plutôt douteux, pour ne pas parler d’échec. L’accessibilité aux services pour les usagers, la proximité, le développement de la première ligne, la réduction de l’attente, l’enracinement local, la démocratisation, le développement des services psychosociaux, la réduction des coûts : ces résultats ne sont pas au rendez-vous. Par contre, l’augmentation du nombre des cadres, l’amélioration de leurs revenus (et ceux des médecins), l’alourdissement et la complexification du système, la démobilisation du personnel et la privatisation répondent : présents.

C’est le résumé que l’on peut faire d’une soirée-débat fort intéressante et instructive, organisée par la Coalition Solidarité Santé, le 12 mars, par une bonne tempête de neige, et tenue au Centre St-Pierre à Montréal, sous la chaleureuse animation de Lorraine Guay, militante féministe.

René Lachapelle, David Levine, Lorraine Guay, Johanne Archambault, André-Pierre Contandriopoulos (photo: Chrystine Montplasir)

René Lachapelle, David Levine, Lorraine Guay, Johanne Archambault, André-Pierre Contandriopoulos, Jacques Benoit (photo: Chrystine Montplaisir)

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Assumer ses contradictions

Lettre parue dans Le Devoir du 10 mars 2014

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402134/assumer-ses-contradictions

En tant que souverainiste et social-démocrate, en 2007 et en 2008, j’ai voté Québec solidaire, par conviction, et je ne l’ai pas regretté. En 2012, j’ai voté Parti québécois et je ne l’ai pas regretté non plus. Il s’agissait de battre le gouvernement Charest et nous y sommes arrivés de justesse. Il fallait faire oeuvre de salut public. Je m’attendais à ce que le PQ me déçoive, et ce fut le cas.

En décembre 2012, je me disais : si je peux donner une note de passage de 60 % au PQ, je voterai pour lui lors de la prochaine élection. Or je ne peux lui donner qu’une note de 20 %. Contrairement à plusieurs de mes amis de Québec solidaire, pour moi, le PQ et les libéraux, ce n’est pas du pareil au même. Le gouvernement Charest avait une note de zéro en septembre 2012. Permettons-nous des analyses précises.

Le 7 avril, je vais voter QS. Comme plusieurs de mes amis sociaux-démocrates du PQ, j’assume mes contradictions et j’en gratte un peu la plaie vive tous les jours : en tant que souverainiste, je souhaite l’élection du PQ ; en tant que social-démocrate, je trouve qu’il ne mérite pas d’être réélu.