L’austérité et les réformes aberrantes ne sont pas bonnes pour la santé

A paraître dans la revue La Force de l’âge (AQDR).

L’austérité, c’est bon pour tout le monde ? Non. Ce n’est pas bon pour les ministres et les députés dont les salaires seront augmentés de façon importante. Ce n’est pas bon pour les banquiers. Ce n’est pas bon pour ce qu’une de mes amies infirmières appelait joliment les « pleins ». Pleins d’argent et affichant de façon « ostentatoire », comme des parvenus, leur richesse.

Par contre, l’austérité, les aînés y ont droit. Particulièrement dans le secteur de la santé et des services sociaux. Nos partenaires de la Coalition solidarité santé, dont l’AQDR est membre, relèvent dans la presse locale et régionale et par des contacts sur le terrain un grand nombre de faits : fermetures de centres de jour affiliés à des CHSLD, coupures de services dans les plans de soins des aînés à domicile, ainsi que dans les plans de soins des personnes handicapées (ayant des limitations fonctionnelles), non remplacement du personnel affecté aux soins, etc.

1 c - barrette fusions

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Analyse du budget du point de vue des personnes aînées

 

par Judith Gagnon, présidente

et Jacques Fournier, responsable du dossier santé

Association québécoise pour la défense des droits des retraités

Paru dans Le Devoir du 1er avril 2015: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/436014/un-budget-qui-trahit-les-aines

Et paru sur le site de l’Aut’journal, de Presse-toi-à-gauche et de Vigile.

L’Association québécoise pour la défense des droits des retraités (AQDR) estime que les mesures budgétaires proposées par le gouvernement (le 26 mars 2015) font fi des besoins des préretraités et des retraités.

Tout d’abord, l’AQDR considère que la croissance de 1,4% du budget de la santé est insuffisante pour rencontrer les besoins de la population et particulièrement des aînés en terme de soins de santé. Le régime sec qu’on impose à la santé va entraîner d’importantes baisses de services. On ne sait pas vraiment où les coupes vont se faire, mais on craint fortement que les aînés qui n’ont pas actuellement tous les services requis en fassent les frais.

Le gouvernement annonce 6,5 M$ pour le soutien à la formation des préposées dans les entreprises d’économie sociale en aide domestique (EESAD). Si cette amélioration de la formation est souhaitable, il ne faudrait pas qu’elle témoigne d’une volonté du gouvernement de privatiser des services actuellement offerts par les auxiliaires familiales dans les CLSC alors que celles-ci ont déjà toutes les qualifications requises. Poursuivre la lecture

Hegel : l’histoire a-t-elle un sens ?

Paru sur la Page Facebook de Éducation 3e âge – Collège Maisonneuve et dans le bulletin la Force des s@ges (AQDR).

Le philosophe allemand G.W. Friedrich Hegel (1770-1831) a probablement été le premier à dire que l’histoire a un sens. Mais que voulait-il dire exactement ? Hegel est un auteur ardu, complexe, difficile à lire. Pour mieux connaître sa pensée, j’ai assisté — ou plutôt participé car les échanges entre le prof et les 19 étudiants furent riches — à un stimulant cours d’une durée totale de 7 h 30 sur Hegel donné par le professeur François-Michel Denis à Éducation 3e âge du Collège Maisonneuve. Je vais tenter, non pas de résumer le cours, mais de dire ce que j’en ai retenu, ou ce qui m’a frappé ou étonné, en intégrant dans le texte quelques compléments issus de lectures antérieures et ultérieures.

Hegel a voulu systématiser la philosophie. Il a voulu comprendre rien de moins que l’absolu. Pour lui, l’esprit est en devenir.

L’histoire marque globalement un progrès, depuis les Grecs, en passant par les Romains, Napoléon et cela, jusqu’à aujourd’hui. Mais les progrès ne vont pas sans reculs. Le retour de la violence est toujours possible. Pour Hegel, les guerres ne sont pas nécessairement négatives. Le rôle de la violence n’est pas que négatif.

« Il faut regarder avec l’oeil de la raison qui pénètre la superficie de choses et transperce lapparence bariolée des événements ».

Le penseur, de Rodin

Le penseur, de Rodin

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