Faut-il résister aux politiques inacceptables du gouvernement Couillard ?

Billet paru dans La Force des sages (AQDR).

Résister aux politiques destructrices du gouvernement Couillard, est-ce utile ? De nombreuses personnes croient que non, que l’adversaire, que le système est trop fort. Il faut distinguer deux aspects, le philosophique et le politique.

Au plan philosophique, il faut résister, même si c’est inutile. Même si nos gestes semblent absurdes. Il faut résister pour pratiquer notre liberté. Le dramaturge tchécoslovaque Vaclav Havel, quand il résistait en 1977, à l’époque de la fameuse Charte 77, ne voyait pas le bout du tunnel. Il résistait quand même. Par hygiène, pour sa santé mentale, pour combattre l’absurdité. Sans espoir. Désespérément, comme le préconise le philosophe français André Comte-Sponville. Même si l’échelle semble différente entre les résistants contre l’oppression soviétique et nos résistants québécois contemporains, au plan philosophique, la question est la même. On ne parle pas ici des moyens, mais du principe de la résistance.

Au plan politique, il faut résister même si cela semble inutile. Car on ne sait jamais. On ne sait pas quand une masse critique de résistants sera atteinte. Quand l’équilibre sera rompu. Quand les changements arriveront. Il faut résister au cas où notre résistance porterait fruit. Il ne faut pas être pressés ou impatients. Au printemps, tôt ou tard, la débâcle survient. Il faut résister avec espoir.

Dans tous les cas, il faut résister à la pensée unique. Comme Thoreau, Jean Moulin, Gandhi, Mandela et tant d’autres.

P.S. Texte personnel inspiré par une série de quatre soirées sur l’histoire de la résistance, animées par le professeur Éric Dussault, Ph.D., dans le cadre des Belles soirées de l’Université de Montréal.

Jean Moulin, résistant français

Jean Moulin, résistant français