Histoire et résilience

Petit billet à l’occasion de notre Fête nationale.

Il n’y a pas de peuple sans histoire. Les Croates ont mis mille ans à retrouver leur auto-détermination. Les Slovènes ont échappé à la disparition au XIXe siècle grâce, entre autres, à l’action d’un poète. Qui dirait, aujourd’hui, que les Estoniens, les Lituaniens et les Lettons  ne sont pas des peuples ? Les Écossais manifestent une grande capacité à rebondir. Les Catalans pratiquent la résilience avec vigueur.

Les Québécois ne sont pas un peuple sans histoire. Ils ont du mal à mettre en place les outils de leur indépendance et ils constatent que le chemin est sinueux. Plusieurs de mes confrères et consoeurs retraités désespèrent de voir un Québec souverain avant de passer l’arme à gauche. A l’aune de l’histoire, qui n’avance pas toujours très vite, leur souhait doit être tempéré. Mais l’histoire justement, cette coquine, cette espiègle, nous réserve parfois des surprises, comme la chute rapide du mur de Berlin nous l’a rappelé. Bonne Fête nationale !

Comment engager la société civile dans la lutte pour l’indépendance

 Compte rendu d’une table-ronde, paru sur les sites Vigile, l’Aut’journal et Presse-toi-à-gauche.

Débat passionnant organisé par les Intellectuels pour la souveraineté ((IPSO) le samedi matin 13 juin à Montréal, sous le thème « Comment engager la société civile dans la lutte pour l’indépendance du Québec ? ». Trois excellents panelistes : Pierre Céré, candidat défait à la récente course à la chefferie du PQ et porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses, Lorraine Guay, militante féministe d’expérience et Pierre Patry, trésorier de la CSN. On trouvera ici un compte rendu nécessairement incomplet (quelques notes glanées) : j’ai privilégié les éléments qui me semblaient les plus originaux et intéressants de ce débat complexe, qui ne date pas d’hier et qui est loin d’être terminé. La rencontre du 13 juin l’a magistralement nourri. Poursuivre la lecture