Des pas significatifs vers la convergence indépendantiste

Paru sur les sites Vigile, l’Aut’journal et Presse-toi-à-gauche

Soirée-débat très dense et très nourrissant, organisé le lundi 23 novembre par les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), à l’UQAM. Le thème : Développer des alliances dans le mouvement indépendantiste : quelles conditions? quelles stratégies ? Un grand nombre de personnes étaient présentes, attentives, toutes oreilles ouvertes.

Les panelistes : Véronique Hivon, députée du Parti québécois, Andrés Fontecilla, co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti, chef d’Option nationale, Luc Thériault, député du Bloc québécois et Daniel Turp, professeur en droit international. Pierre Serré, politologue, président des IPSO, animait le débat. On trouvera dans les lignes qui suivent, non pas un verbatim, mais une synthèse, forcément incomplète, mais quand même substantielle, des propos échangés. Poursuivre la lecture

Accepter de ne pas être à la mode

Billet

Parfois, des amies et des amis me disent : la cause de l’indépendance du Québec, c’est fini, il faut passer à autre chose. Je suis tenté de leur répondre ceci . Quand quelqu’un te dit que le féminisme n’a plus sa place car les femmes ont atteint l’égalité avec les hommes, que réponds-tu ?

Selon des sondages, les femmes sont légèrement moins souverainistes que les hommes (cette question a d’ailleurs fait l’objet d’études fines). Sur la base de l’analogie mentionnée plus haut, il y a comme un paradoxe…

Comparaison n’est pas raison. Évidemment. Mais il faut y réfléchir plus en profondeur. Ce n’est pas parce qu’une cause n’est temporairement plus « à la mode » — que ce soit l’indépendantisme ou le féminisme — qu’elle n’est pas fondée. Pour moi, l’indépendance du Québec demeure une nécessité. Ce n’est pas une question de conjoncture, favorable ou défavorable. Ce n’est pas une question de sondages.

Actuellement, les médias n’en ont que pour Justin Trudeau et les pages du Paris Match vont en être inondées. Il a fait des promesses intéressantes, d’un point de vue progressiste. On va loyalement lui donner ses 100 jours de grâce. Mais la question nationale québécoise fera de nouveau surface un jour. Serons-nous prêtes et prêts ?

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Le BIC : pour ne pas se sentir seul à ramer dans la chaloupe

Paru dans le Bulletin Interaction communautaire (BIC) no 100. Publié par le Regroupement des intervenants-es en action communautaire en CLSC (RQIIAC).

Notre collègue Gilles Brazzalotto a eu la gentillesse de m’inviter à écrire quelques mots dans le 100e numéro du Bulletin Interaction communautaire (BIC) dont j’ai été rédacteur en chef pendant 19 ans (1988-2007).

Gilles me propose de dire en quoi le BIC peut être utile et soutenant pour les intervenantes et intervenants. A l’occasion des 20 ans du RQIIAC, en 2008, j’ai écrit deux textes à ce propos. Sur notre page web du RQIIAC, on trouve des extraits d’un historique de la revue Interaction communautaire, ainsi que des extraits d’un article sur Interaction communautaire comme outil (voir le bas de la page).

La version intégrale de l’historique d’Interaction communautaire est disponible ici, dans les chroniques de Jacques . Et la version complète de l’article « Interaction communautaire, un outil pour notre communauté de pratiques » se trouve ici .

Je ne voudrais donc pas répéter tous ces matériaux soigneusement consignés alors que c’était encore frais dans ma tête. Je conclurai tout simplement en disant que le travail d’OC n’est pas évident. On a parfois l’impression de ramer seul… Si le bulletin peut permettre à quelques intervenants-es de ne pas se sentir seuls-es à ramer dans la chaloupe, c’est déjà tout un acquis.

Gilles me suggère aussi de partager un article qui m’a particulièrement marqué. Il y en aurait trop. Alors, je vais partager une couverture, celle du no 65 paru en hiver-printemps 2004. La couverture est en renversé, comme on dit en graphisme : lettres blanches sur fond noir. On y lit, en gros caractères : « 17 décembre 2003, jour noir pour les CLSC. Adoption du projet de loi 25 qui force les fusions CLSC-CHSLD-CH (réforme Couillard). Un grave recul pour les services de première ligne, les services de proximité, l’approche territoriale, le sentiment d’appartenance et la prévention. Tout sera à recommencer dans quelques années. »

Depuis ce temps, la situation s’est aggravée avec la loi 10 du ministre Barrette qui a fusionné les CSSS en CISSS ou CIUSSS. Je crois néanmoins et toujours que, dans quelques années, il faudra défusionner tout cela pour redonner de la vie, de l’autonomie et de la souplesse aux CLSC et aux autres établissements, pour leur redonner une taille normale et humaine, ce qui est recommandé majoritairement par la littérature scientifique (1) concernant les établissements de services à la personne. Un jour, on se remettra à fonctionner conformément à la science.

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(1) Voir, entre autres, les études compilées par le chercheur Damien Contandriopoulos.