Accepter de ne pas être à la mode

Billet

Parfois, des amies et des amis me disent : la cause de l’indépendance du Québec, c’est fini, il faut passer à autre chose. Je suis tenté de leur répondre ceci . Quand quelqu’un te dit que le féminisme n’a plus sa place car les femmes ont atteint l’égalité avec les hommes, que réponds-tu ?

Selon des sondages, les femmes sont légèrement moins souverainistes que les hommes (cette question a d’ailleurs fait l’objet d’études fines). Sur la base de l’analogie mentionnée plus haut, il y a comme un paradoxe…

Comparaison n’est pas raison. Évidemment. Mais il faut y réfléchir plus en profondeur. Ce n’est pas parce qu’une cause n’est temporairement plus « à la mode » — que ce soit l’indépendantisme ou le féminisme — qu’elle n’est pas fondée. Pour moi, l’indépendance du Québec demeure une nécessité. Ce n’est pas une question de conjoncture, favorable ou défavorable. Ce n’est pas une question de sondages.

Actuellement, les médias n’en ont que pour Justin Trudeau et les pages du Paris Match vont en être inondées. Il a fait des promesses intéressantes, d’un point de vue progressiste. On va loyalement lui donner ses 100 jours de grâce. Mais la question nationale québécoise fera de nouveau surface un jour. Serons-nous prêtes et prêts ?

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