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	<title>Chroniques de Jacques Fournier</title>
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	<description>organisateur communautaire retraité - envoyez vos commentaires à jacques.talbot-fournier@sympatico.ca</description>
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		<title>Services à domicile aux aînés : quels sont les vrais chiffres ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 15:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et services sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru dans Le Devoir du 30 décembre 2011 Dans Le Devoir du 16 décembre, le Dr Réjean Hébert, de l&#8217;Université de Sherbrooke, plaide pour un financement accru des services à domicile destinés aux aînés. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, réplique au Dr Hébert dans Le Devoir du 22 décembre, car elle n&#8217;est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paru dans <a href="http://www.ledevoir.com/societe/sante/339289/services-a-domicile-aux-aines-quels-sont-les-vrais-chiffres">Le Devoir du 30 décembre 2011</a></p>
<p>Dans <a href="http://www.ledevoir.com/societe/sante/338505/soins-a-domicile-passons-de-la-parole-aux-actes">Le Devoir du 16 décembre</a>, le Dr Réjean Hébert, de l&#8217;Université de Sherbrooke, plaide pour un financement accru des services à domicile destinés aux aînés.</p>
<p>La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, réplique au Dr Hébert dans <a href="http://www.ledevoir.com/societe/sante/338904/la-replique-soins-a-domicile-le-quebec-fait-des-efforts-colossaux">Le Devoir du 22 décembre</a>, car elle n&#8217;est pas d&#8217;accord avec son analyse des sommes réellement investies dans les services à domicile. Le Dr Hébert dit que le MSSS y investit un peu plus de 400 millions $ annuellement, alors que Mme Blais allègue que c&#8217;est la somme de 587 millions $ qui y est consacrée.<span id="more-285"></span></p>
<p>Or le chiffre plus élevé de Mme Blais inclut peut-être erronément certains montants. Si on analyse les données précises du budget 2011-2012, c&#8217;est plutôt la somme de 463 millions $ qui irait aux aînés au titre des services à domicile.</p>
<p>Comment expliquer cette différence? Peut-être parce que Mme Blais inclut dans son total des montants qui ne devraient normalement pas y être, comme le montant investi dans le PEFSAD (Programme d&#8217;exonération financière pour les services d&#8217;aide domestique). Ce montant était de 58 millions $ en 2009-2010. Il faut noter que seulement 67 % du PEFSAD va aux 65 ans et plus (au 31 mars 2009).</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui peut faire croire que Mme Blais a inclus le PEFSAD dans son total? Elle mentionne <em>«50 millions $»</em> comme somme nouvelle ajoutée aux services à domicile en mars 2011. Or ces 50 millions incluent justement 5 millions $ de plus pour les entreprises d&#8217;économie sociale, les EESAD. Elle aurait donc récemment pris l&#8217;habitude d&#8217;ajouter systématiquement le PEFSAD aux grands totaux, contrairement aux calculs faits par l&#8217;Institut canadien d&#8217;information sur la santé (ICIS) quand ce dernier compare les provinces canadiennes.</p>
<p>La ministre insiste aussi lourdement sur le crédit d&#8217;impôt remboursable pour les services à domicile. Or ce crédit d&#8217;impôt ne bénéficie pas aux plus démunis, mais à la classe moyenne (le crédit diminue lorsque le revenu familial dépasse 52 080 $), celle qui a les moyens de payer 70 % des coûts, le crédit d&#8217;impôt étant de 30 %.</p>
<p>Il existe aussi une autre source possible de confusion: les services à domicile des aînés ne sont qu&#8217;une composante de l&#8217;ensemble des services à domicile. Ces derniers, plus larges, comprennent aussi, par exemple, les services des infirmières à domicile pour les soins postopératoires et post-hospitalisation (dont les moins de 65 ans), le soutien à domicile des personnes handicapées, etc. Le grand total des services à domicile était de 982 millions en 2008-2009. Il y a peut-être parfois confusion dans l&#8217;affectation précise de certaines sommes.</p>
<p>Autre élément qui rend difficile l&#8217;analyse des données: à compter de 2008, le gouvernement Charest avait annoncé 80 millions $ de plus par année pendant cinq ans pour les services à domicile, mais on n&#8217;a pas vu le versement concret de cette somme après 2009. De plus, on ne trouve pas dans les données accessibles au public sur Internet les sommes «réellement nouvelles» qui ont été affectées aux services à domicile des aînés pour les années 2009 à 2011.</p>
<p>Que de travail pour comprendre les données réelles! Et on garde le désagréable sentiment d&#8217;être parfois un peu manipulé&#8230;</p>
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		<title>Comptes publics et contribution santé: petit exercice de clarification</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 18:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et services sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[A paraître sur quelques sites web et dans le bulletin La Force de l’âge (AQDR) Au début de décembre, le ministre de la Santé et des Services sociaux a rendu public un document intitulé « Comptes de la santé 2008-2009 à 2010-2011 » . On y décrit les grands postes de dépenses (salaires, RAMQ, etc.) et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A paraître sur quelques sites web et dans le bulletin La Force de l’âge (AQDR)</em></p>
<p>Au début de décembre, le ministre de la Santé et des Services sociaux a rendu public un document intitulé <a href="http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2010/10-614-01.pdf">« Comptes de la santé 2008-2009 à 2010-2011 »</a> . On y décrit les grands postes de dépenses (salaires, RAMQ, etc.) et les principales sources de revenus du MSSS.</p>
<p>Le document explique que le gouvernement a créé, en 2010-2011, un fonds particulier destiné à la santé et qu’il appelle le FINESSS ou Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux. Le FINESSS a consacré, en 2010-2011, entre autres, la somme de 20 M $ pour des investissements à l’égard des personnes âgées, 78 M $ pour les Groupes de médecine familiale (GMF) et divers autres postes de dépenses pour un total de 180 M $.<span id="more-283"></span></p>
<p>En théorie, comme aînés, nous pourrions nous réjouir de la création de ce fonds. mais il y a un hic (je mentionne la situation des aînés car c’est une « clientèle » vulnérable… dans les mains de politiciens). D’où proviennent les 180 millions ? Ils viennent de la contribution santé, une forme de taxation qui a été presqu’unanimement décriée, car elle taxe les petits contribuables (sauf les plus démunis) autant que les nantis. Que vous gagniez 25 000 $ ou un million $ par an, vous paierez la même contribution santé : 25 $ en 2011, 100 $ en 2012 et 200 $ en 2013.</p>
<p>Il faut parfois prendre le temps de démailler ce que le gouvernement a tricoté pour nous emberlificoter. Au fond, il tente de nous faire croire que, pour améliorer les services aux aînés, il fallait absolument qu’il crée une contribution santé uniforme alors qu’il aurait tout aussi bien pu, <a href="http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/budget_2010_comment_financer_les_services_publics">comme le propose l’IRIS</a> (Institut de recherches et d’informations socio-économiques) et d’autres groupes de recherche innovateurs, ajouter quelques paliers d’imposition pour rendre le système d’imposition plus progressif .</p>
<p>Ce faisant, le gouvernement aurait pu décréter que le produit (ou une partie du produit) de cette hausse irait au fameux FINESSS. Il aurait pu alors générer les mêmes sommes que la contribution santé : 180 millions $ en 2010-2011, 575 M $ en 2011-12 et 945 M $ en 2012-13.</p>
<p>Créer un fonds particulier n’est pas nécessairement une mauvaise idée en soi. Les contribuables sont davantage d’accord pour payer quand ils souscrivent à la destination de la taxe : pour les routes, pour la santé, etc. Mais il y a un effet pervers possible : si le gouvernement multiplie les fonds particuliers, l’acceptabilité sociale des impôts généraux (qui vont par exemple à la lutte contre la pauvreté) pourrait être compromise.</p>
<p>Quant à une hausse du taux marginal d’impôt (le taux payé sur le dernier dollar gagné), rappelons qu’aux É<strong>tats-Unis, la tranche supérieure des revenus des plus riches était imposée à 91 %</strong> jusqu’en 1964. <strong>Au Royaume-Uni, ce taux s’élevait à 83 %</strong> lorsque Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir en 1979. <strong>En France, les plus riches payaient entre 60 et 80 % d’impôt</strong> sur la tranche supérieure de leurs revenus durant toute la période de l’après-guerre. <strong>De nos jours, ces pays ont abaissé leur taux maximal d’imposition autour de 35 à 40 %. <a href="http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/27/a-combien-sont-imposes-les-plus-riches/">Source</a> (Christian Nadeau).  Il n’y aurait donc aucun scandale à augmenter le nombre de paliers d’imposition au Québec… et ailleurs.</strong></p>
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		<title>La mort : la fin d’un banquet ?</title>
		<link>http://www.chronijacques.qc.ca/2011/12/la-mort-la-fin-d%e2%80%99un-banquet/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 18:57:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[ A paraître dans le bulletin électronique mensuel de l’AQDR             « La vie est un banquet et la seule question qui se pose est celle de notre appétit ». Ces propos ont été tenus par le sage Lin Yutang (1895-1976), un lettré chinois pétri de culture occidentale, dans son merveilleux livre L’importance de vivre (Éditions Philippe Picquer, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <em>A paraître dans le bulletin électronique mensuel de l’AQDR</em></p>
<p>            <strong>« La vie est un banquet et la seule question qui se pose est celle de notre appétit ».</strong> Ces propos ont été tenus par le sage Lin Yutang (1895-1976), un lettré chinois pétri de culture occidentale, dans son merveilleux livre <em>L’importance de vivre</em> (Éditions Philippe Picquer, 1937).</p>
<div id="attachment_281" class="wp-caption alignleft" style="width: 490px"><a href="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/12/IMG_8557.jpg"><img class="size-full wp-image-281" title="IMG_8557" src="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/12/IMG_8557.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Ne pas cesser de nous émerveiller (cathédrale de Monreale, Sicile)</p></div>
<p>         <span id="more-280"></span>   Cette phrase m’est revenue en tête à l’occasion d’un cours donné par le professeur Pierre Senay, 78 ans, auparavant professeur d&#8217;archéologie et d&#8217;antiquité grecque et romaine à l&#8217;Université du Québec à Trois-Rivières, et maintenant professeur au Service 3<sup>e</sup> âge du Collège Maisonneuve. Le professeur Senay nous parlait du poète latin Horace qui a vécu de l’an 65 à l’an 8 avant notre ère.</p>
<p>            Horace, que le professeur Senay appelle « mon maître », a écrit ceci, qui rejoint les propos du sage Lin Yutang : <strong>il faut vivre heureux et, le temps venu, quitter la vie comme un convive rassasié quitte un banquet</strong>. Il est intéressant de voir que les deux sages sont sur la même longueur d’ondes à vingt siècles d’intervalle. Voilà une façon sereine d’envisager la mort.</p>
<p>            Attention : évitons les malentendus. Quand Lin Yutang parle d’avoir de l’appétit devant la vie, il ne veut évidemment pas dire de nous goinfrer égoïstement. Il veut plutôt nous inviter à ne pas cesser de nous émerveiller devant les possibilités qu’offre une vie bien remplie et généreuse, malgré les malheurs inévitables et les difficultés.</p>
<p>            Horace nous propose une philosophie pleine de sagesse. Il évoque constamment la béatitude d’exister : « Pendant que nous parlons, voilà que le temps jaloux a fui : cueille le jour (carpe diem), sans te fier le moins du monde au lendemain » (Ode I, 11).</p>
<p>            Horace nous invite à la modération et au juste milieu. Pour lui, les craintes et les désirs sont des maladies de l’âme. Il dit que notre sagesse et notre bonheur dépendent de notre seule force, et non de celle des autres. Il nous invite à garder notre liberté de jugement en toute occasion. Il dit qu’une vie exemplaire se fonde sur des engagements multiples.</p>
<p>            Joyeux vivant, fêtard, Horace disait : « Maintenant, il faut boire, maintenant il faut d’un pied libéré, frapper la terre… » (Ode I, 37), c’est-à-dire danser : la danse, pour les Romains, avait pour but, en frappant la terre, d’éveiller les ancêtres et de les inviter à partager nos activités… Je ne pense pas qu’aujourd’hui, en dansant, on se souvienne de cette lointaine signification de la danse.</p>
<p>            Merci, professeur Senay, de m’avoir fait découvrir Horace.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ressources intermédiaires : les enjeux pour les aînés et leurs familles</title>
		<link>http://www.chronijacques.qc.ca/2011/11/ressources-intermediaires/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 01:09:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et services sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte présenté au colloque sur les ressources intermédiaires organisé par l’AQDR, avec des partenaires, le 9 novembre 2011, à Montréal  par Jacques Fournier, membre du comité Habitat de l’AQDR et délégué de l’AQDR à la Coalition Solidarité Santé, ainsi qu’à la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics Aussi disponible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Texte présenté au colloque sur les ressources intermédiaires organisé par l’AQDR, avec des partenaires, le 9 novembre 2011, à Montréal</strong></p>
<p><strong> </strong><em>par Jacques Fournier, </em><em>membre du comité Habitat de l’AQDR </em><em>et délégué de l’AQDR à la Coalition Solidarité Santé, </em><em>ainsi qu’à la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics</em></p>
<p>Aussi disponible en format PDF</p>
<p><a href="http://www.aqdr.org/v_colloques/09_nov_11/texte_jacques_fournier.pdf">http://www.aqdr.org/v_colloques/09_nov_11/texte_jacques_fournier.pdf</a></p>
<p>            Pour bien comprendre les enjeux pour les aînés et leurs familles dans le dossier des ressources intermédiaires (RI), il faut d’abord situer la place des RI dans le portrait global et dans l’historique de l’hébergement des personnes âgées en perte d’autonomie. Distinguons quatre grands secteurs :</p>
<ol>
<li>les CHSLD publics et privés conventionnés,</li>
<li>les ressources intermédiaires, les RI, que l’on pourrait qualifier de « secteur public privatisé »,</li>
<li>le secteur privé,</li>
<li>le secteur communautaire et coopératifé</li>
</ol>
<p>            Dans un premier temps, nous ferons un portrait de ces quatre secteurs. Puis nous traiterons de quelques enjeux du soutien à domicile, enjeux qui sont directement reliés à l’hébergement. Nous terminerons par neuf pistes d’action, sous forme de questions, pour bien cerner les enjeux pour les aînés et leurs familles.</p>
<p><span id="more-276"></span></p>
<ol>
<li><strong>Les CHSLD publics et « privés conventionnés &laquo;&nbsp;</strong></li>
</ol>
<p>            Ce secteur réunissait 39 400 lits en 2010. En 1992, il y avait 46 100 lits de CHSLD dans tout le Québec (1). Donc on constate une diminution de plus de 6 000 lits en 18 ans. Uniquement à Montréal, 1700 lits de CHSLD ont été fermés depuis 2006, soit une baisse de 12 %(2).</p>
<p>            On observe une contradiction importante : le gouvernement ferme des lits de CHSLD alors que la liste d’attente est impressionnante. Au Québec, 7209 personnes attendent une place en CHSLD. A Montréal, 2470 personnes sont en attente mais il faut bien analyser cette liste :</p>
<p>-         1420 personnes attendent à domicile avec des services insuffisants,</p>
<p>-         tandis que 450 personnes attendent dans un hôpital de courte durée et</p>
<p>-         600 personnes veulent changer de CHSLD.</p>
<p>La situation la plus difficile est celle vécue par les personnes et les familles qui attendent à domicile qu’une place en CHSLD se libère.</p>
<p>            Une place en CHSLD coûte en moyenne, annuellement, 60 000 $. Nous verrons plus loin la différence de coûts avec les ressources intermédiaires. Dans les CHSLD et les RI, les usagers contribuent en fonction de leurs revenus, ce qui est une formule équitable. Les usagers des CHSLD paient entre 1003 $ et 1637 $ par mois. Ceux des RI versent entre 1003 $ et 1150 $ par mois.</p>
<p>            En plus des CHSLD publics, il existe ce qu’on appelle un petit nombre de <strong>CHSLD « privés conventionnés »</strong>. Les bâtiments sont la propriété d’une compagnie privée mais le gouvernement lui donne des subventions per capita telles que les employés y sont aussi décemment rémunérés que dans les CHSLD publics. Ainsi, les préposés aux bénéficiaires y reçoivent entre 18 $ et 20 $ de l’heure, ce qui permet d’y avoir un taux de rotation qui ne soit pas anormalement élevé, comme nous le verrons plus loin dans le cas des ressources intermédiaires où le personnel est sous-rémunéré. Par contre, il n’est pas assuré que l’on trouve, dans ces CHSLD « privés conventionnés », un ratio de personnel aussi élevé qu’en CHSLD public et que le personnel y ait une qualification aussi élevée.</p>
<p>            Pour complexifier le portrait, le gouvernement a lancé récemment la formule des <strong>CHSLD en PPP,</strong> pour économiser, dit-il, alors que des études montrent que cela coûte plus cher. Une étude récente de la firme MCE Conseils(3) a démontré que le CHSLD St-Lambert-sur-le-Golf, construit en PPP, va coûter 60 millions $ de plus au Trésor public que si ce CHSLD avait été construit en mode public, comme auparavant.</p>
<p>            L’étude conclut aussi que le budget de 203 millions sur 25 ans consenti au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf ne tient pas la route et devra nécessairement être revu à la hausse, soit à 287 millions. Parce que la clientèle va s’alourdir avec le temps, ce qui forcera une bonification des 3,44 heures de soins par jour par patient négocié avec le propriétaire.</p>
<p>            L’étude commandée parla CSN fait aussi valoir que les bas salaires devront être rehaussés pour assurer la continuité des soins en cette période de pénurie de personnel qualifié.. Depuis l’ouverture, on évalue le taux de roulement du personnel à 44 %. C’est plus du double de ce qu’on retrouve normalement. Une émission Enquête, diffusée à Radio-Canada, a illustré l’impact négatif de tout ceci sur la quantité et la qualité des services offerts aux usagers.</p>
<p>            Le gouvernement Charest planifie de construire encore quatre nouveaux CHSLD en PPP, trois en Montérégie, un à Laval. Ne serait-il pas préférable que le gouvernement, s’il ne veut pas construire des CHSLD publics à cause du coût de l’investissement initial, crée alors de nouveaux CHSLD « privés conventionnés », ce qui serait un moindre mal ?</p>
<p>            Récemment, une dizaine de familles de personnes hébergées au CHSLD St-Lambert-sur-le-Golf ont publié une lettre courageuse dans La Presse, dénonçant la situation (4). Réaction du ministère : on va déplacer vos parents dans un autre CHSLD, si vous le voulez. Donc, au lieu de reconnaître le problème, le ministère tente d’isoler les familles contestataires. Il voudrait montrer que le problème n’est pas collectif mais causé par un petit nombre de récalcitrants. N’est-il pas odieux de manipuler ainsi les familles qui sont conscientes des problèmes structurels causés par les PPP ? Si les usagers soutenus par ces familles déménagent, les problèmes demeureront évidemment présents pour tous les usagers qui n’auront pas changé de CHSLD.</p>
<p>            Un rapport d’une conseillère clinique, Reine Martin(5), confirme les lacunes constatées par les familles. L’Agence régionale et le CHSLD mettront-ils en place les correctifs demandés ?</p>
<ol start="2">
<li><strong>Les ressources intermédiaires, que l’on pourrait qualifier de « secteur public privatisé &nbsp;&raquo;</strong></li>
</ol>
<p><strong>            </strong>Les ressources intermédiaires ne sont pas une création récente<strong>, elles</strong> <strong>existent depuis des années.</strong> Elles sont regroupées en deux catégories, les 9 places et moins (gérées par une personne physique) et les 10 places et plus (gérées par une personne morale). Les RI font partie de ce que le gouvernement appelle dans son jargon les « ressources non-institutionnelles » (RNI) qui regroupent aussi ce qu’on désignait autrefois comme les « familles d’accueil ». Dans un accès de technocratie, le gouvernement a décidé d’appeler dorénavant ces dernières des « ressources de type familial » (RTF). On n’arrête pas le progrès ! En 2006, au Québec, il y avait environ 2400 personnes âgées hébergées dans des familles d’accueil. Il existe aussi des familles d’accueil et des ressources intermédiaires de petite taille pour diverses autres clientèles : jeunes, personnes ayant un handicap, etc.</p>
<p>            Les RI de 10 places et plus existent depuis un bon moment mais le gouvernement a décidé, sans consultation véritable, de forcer leur multiplication, tout simplement en décrétant que les CHSLD limiteraient leur clientèle à des personnes nécessitant trois heures de soins par jour, alors qu’auparavant les CHSLD admettaient des personnes ayant besoin de deux heures, puis ensuite de deux heures et demi de soins par jour. Les RI héritent donc des personnes ayant besoin entre deux heures trente et trois heures de soins, tandis que les CLSC doivent aider à garder à domicile les personnes nécessitant « moins de deux heures et demi de soins par jour sans surveillance ».</p>
<p>            L’Agence de Montréal avait décidé de limiter les RI à des établissements entre 25 et 40 lits chacun mais l’entreprise privée entendait plutôt offrir des bâtiments allant jusqu’à 90 lits : l’Agence a aussitôt accepté. Qui décide de l’organisation publique des soins au Québec ? Est-ce l’entreprise privée (6) ?</p>
<p>            Le gouvernement favorise les RI parce qu’une place y coûte en moyenne 35 000 $ par an, comparativement à 60 000 $ pour une place en CHSLD. Cela est rendu possible par le fait que les employées des RI sont mal payées : elles gagnent entre 10,50 $ et 13 $ l’heure (en moyenne autour de 12 $), soit à peine plus que le salaire minimum. Plusieurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Malgré leur dévouement, elles sont débordées parce qu’elles sont en moins grand nombre que dans les CHSLD. De plus, elles sont souvent moins bien formées. Leur taux de rotation est élevé. 82 % du personnel des ressources privées est féminin : concrètement, la privatisation, c’est l’appauvrissement garanti des femmes.</p>
<p>            A noter qu’il faut aussi considérer <strong>un coût supplémentaire</strong> à ajouter aux 35 000 $ : en effet, ce sont les CSSS qui doivent fournir aux RI le personnel infirmier externe et le personnel de réadaptation externe (physiothérapie, etc.).</p>
<p>            La politique néo-libérale du gouvernement Charest est claire : il encourage l’accroissement des écarts de revenus entre les riches et les moins nantis en favorisant la création d’emplois sous-payés. Tout cela sur un fond de discours catastrophiste : <em>« Nous sommes en déficit, il y a de plus en plus de vieux, on n’a pas les moyens »</em>, alors que de nombreuses études, dont celles de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS) (7), entre autres, montrent qu’une taxation appropriée générerait des fonds suffisants pour offrir des services publics de qualité à toutes et à tous.</p>
<p>            Une recherche récente, menée par Margaret McGregor et Lisa Ronald de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), démontre qu’il y a <strong>davantage de chances d’avoir des services de moins bonne qualité </strong>dans les établissements privés de soins aux aînés, que dans les établissements publics (8). Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a fait réaliser des études qui vont dans le même sens.</p>
<p>            Au 31 mars 2010, il y avait 5 850 personnes âgées en RI au Québec mais le gouvernement veut en augmenter considérablement le nombre au cours des prochaines années. Le gouvernement veut faire en sorte qu’il y ait un ratio de 0,8 lits en RI par 100 personnes de plus de 65 ans, ce qui donnerait 10 032 places en RI.</p>
<p>            Quelles sont les conséquences concrètes de la privatisation ? Davantage de décès par négligence, de morts suspectes, de manque d’hygiène, de carences dans les soins, de nourriture de piètre qualité, mais aussi, à certains endroits, de personnel unilingue anglophone, etc.</p>
<p>            Les RI constitueraient une formule appropriée pour les personnes en moyenne perte d’autonomie si deux conditions étaient remplies : premièrement, si elles gardaient une taille humaine et raisonnable (un maximum de 40 lits, tel que prévu au départ) et deuxièmement, si elles étaient des établissements publics, et non pas des PPP (partenariats public-privé). Ne sommes-nous pas capables, comme société, de relever ce défi ?</p>
<p>            Les entreprises privées plaident qu’il leur faut une masse critique de lits pour être rentables. Est-ce que les contraintes de l’entreprise privée ont plus de poids que les besoins des personnes âgées ? Pourquoi ne pas recourir à la formule des établissements de petite taille, au « <em>small is beautiful</em> » que plusieurs économistes considèrent rentable, efficace, performante et plus acceptable au plan humain ?</p>
<p>            Concernant la question complexe de la privatisation, il faut bien faire les distinctions. Personnellement, je ne suis pas contre l’entreprise privée : les résidences privées (dont on parlera plus loin) répondent à un besoin et sont là pour rester. Mais je suis contre la privatisation, c’est–à-dire <strong>le déplacement du secteur public vers le privé :</strong> les grosses RI récentes sont une privatisation de services qui étaient autrefois donnés par les CHSLD publics.</p>
<p><strong>3. Le secteur privé</strong></p>
<p>            Le secteur privé est, de loin, celui qui offre le plus de places. En 2009, il y avait 2181 résidences privées avec services, desservant plus de 100 000 personnes. Avec la loi 16, le gouvernement va accroître, à juste titre, ses exigences pour qu’une résidence soit certifiée et qu’elle offre une meilleure garantie de services de qualité. Dans les résidences privées, tous les coûts sont à la charge de l’usager. Plusieurs familles, épuisées d’attendre une place dans le secteur public, sont contraintes d’aller dans le secteur privé et d’y laisser leur chemise.</p>
<p>            Le processus de certification des résidences privées devrait être terminé en juin 2009. En février 2011, 30 % des résidences de Montréal ne sont toujours pas certifiées. </p>
<p><strong>4. Le secteur communautaire et coopératif</strong></p>
<p>            Il existe au Québec des obnl (organismes à but non lucratif) et des coopératives d’hébergement pour les personnes âgées. Mais ces organismes, sauf exceptions, offrent seulement l’hébergement et non des services variés aux personnes en perte d’autonomie. Et il y a une raison à cela : les organismes devraient facturer à leurs membres les coûts directs des services, ce qui n’est pas avantageux. Quelques Offices municipaux d’habitation (OMH), comme celui de Montréal, offrent un certain nombre de logements avec des services, mais ce n’est évidemment pas la gamme complète des services de soutien à domicile.</p>
<p>            Environ 20 % des RI sont des obnl ou des coops, qui existent depuis plusieurs années. Incidemment, il faut noter que les obnl et les coopératives seraient admissibles, tout comme les compagnies privées, à devenir des nouvelles RI. Pourquoi ne le font-elles pas maintenant ? Deux raisons. Il y a d’abord les coûts d’immobilisation qui sont énormes. Depuis 1990, le gouvernement fédéral s’est pratiquement retiré du financement des immobilisations dans le secteur du logement communautaire. Deuxièmement, avec une somme de 35 000 $ par bénéficiaire, les obnl et coops ne seraient pas en mesure de verser des salaires décents aux employées. Qui serait motivé, dans le contexte actuel,  à devenir bénévolement membre du c.a. d’un obnl ou d’une coop qui sous-rémunère son personnel ? C’est une contradiction par rapport aux valeurs du monde communautaire et coopératif.</p>
<p><strong>Le soutien à domicile</strong></p>
<p>            Un mot sur le soutien à domicile, parce qu’il y a une interrelation entre l’hébergement et le soutien à domicile.</p>
<p>            Car pourquoi les familles veulent-elles parfois prématurément de l’hébergement ? Parce qu’il n’y a pas suffisamment de soutien à domicile ! Il leur faut alors chercher de l’hébergement dans un contexte de crise.</p>
<p>            L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) a rendu publique, le 22 mars 2007, une étude de 40 pages sur le financement public des services à domicile au Canada.</p>
<p>            On y constate que le Québec occupe <strong>l’avant-dernière place des provinces</strong>, avant l’Ile-du-Prince-Edouard, concernant le financement public qu’il accorde aux services à domicile. Il consacre seulement 91,66 $ par habitant, comparativement à une moyenne canadienne de 105,29 $.</p>
<p>            Mais, rassurez-vous, nos problèmes tirent à leur fin. En effet, le gouvernement Charest a annoncé des mesures incroyablement généreuses dans le dernier budget Bachand. Jugez-en par vous-mêmes.</p>
<p>            Le gouvernement du Québec a annoncé, le 3 mars 2011, un développement de 45 millions $ pour le maintien à domicile. Cela s’ajoutera aux 418 millions $ que le Québec y consacrait en 2008-2009, pour un nouveau total de l’ordre de 463 millions $. Or, divers experts (entre autres Yves Vaillancourt et Réjean Hébert (9) estiment que c’est entre 300 et 500 millions $ qu’il faudrait ajouter aux budgets actuels des services à domicile<strong> </strong>pour répondre aux besoins constatés. <strong>Donc, le besoin : une moyenne de 400 millions $ de plus. La réponse : 45 millions $ de plus seulement.</strong></p>
<p>            Quelques chiffres très récents : le regroupement montréalais des établissements de santé demande 13 millions $ au ministère de la Santépour les services à domicile dans la métropole (10). Le directeur de la branche montréalaise de l&#8217;Association québécoise d&#8217;établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Alexandre Bourdeau, estime qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un montant minimum pour désengorger la liste d&#8217;attente en services à domicile, qui s&#8217;établissait à plus de 8000 personnes au 31 mars 2011.<strong></strong></p>
<p><strong>            </strong><strong>Le soutien à domicile ne reçoit que 18 % du budget total des services aux personnes âgées en perte d’autonomie. C’est une proportion insuffisante. Si on mettait davantage d’argent dans le soutien à domicile, on aurait besoin de moins de ressources dans l’hébergement lourd. Et c’est le premier choix des personnes et des familles, de rester à la maison.</strong><strong></strong></p>
<p><strong>Des contradictions</strong></p>
<p>            On n’en finit plus d’aligner les contradictions du gouvernement dans ce dossier.</p>
<p>            La fermeture de lits de longue durée situés dans les hôpitaux de courte durée a créé de nombreux problèmes. L’Agence héberge les personnes concernées <strong>d’abord en lits d’évaluation, puis en lits de transition et enfin dans des lits définitifs.</strong> Trois déménagements. C’est inacceptable au plan humain. On peut vraiment parler de déshumanisation. En théorie, tout le monde est d’accord avec le fait de fermer les lits de longue durée qui sont situés dans les hôpitaux de courte durée. En pratique, ces lits n’étaient-ils pas souvent des lits d’évaluation, puis des lits de transition, évitant ainsi aux personnes d’être déplacées deux fois avant d’aboutir dans le lit approprié de CHSLD ? En voulant faire du « mur à mur », l’Agence de Montréal nous prive souvent de solutions concrètes, pratiques et plus humaines.</p>
<p>            Concernant le soutien à domicile, les EESAD (entreprises d’économie sociale en aide domestique) s’inscrivent dans la même logique que les RI; le gouvernement de départit de certaines de ses fonctions pour les faire assumer par des organismes qui embauchent de la main d’oeuvre sous-payée. C’est le cas de certaines EESAD qui ne se limitent pas à l’entretien ménager mais qui glissent sur le terrain des services d’hygiène, comme les bains, qui sont de la responsabilité des CLSC.</p>
<p>            La privatisation a posé un certain nombre de problèmes récemment au Québec. Dans le cas du CHSLD en PPP à St-Lambert, le propriétaire, qui était le plus bas soumissionnaire, s’est publiquement demandé si le gouvernement ne devrait pas lui donner davantage d’argent que stipulé au contrat parce que la clientèle est, selon lui, plus lourde que prévu. <strong>Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?</strong> Dans le secteur de la construction des routes, on a constaté récemment que le plus bas soumissionnaire s’empressait de demander des <em>« petits extras »</em> pour arrondir sa bourse. C’est la logique de l’entreprise privée qui ne jure que par les profits. Qui a dit que les « petits amis » du gouvernement ne seraient pas, eux aussi, privilégiés dans l’attribution des contrats ? Devrions-nous fermer les yeux ?</p>
<p>            Quand un viaduc s’écroule, c’est toujours difficile et long de savoir qui en est responsable. Quand une personne âgée meurt ébouillantée, c’est également long et difficile de savoir quelle en est la cause. Souvent on constate qu’il y a eu négligence dans un contexte où la priorité est de faire davantage et rapidement des profits.</p>
<p><strong>Quelles actions pouvons-nous mener comme citoyens et citoyennes ?</strong></p>
<p>Neuf pistes d’action sous forme de questions :</p>
<ol>
<li>Ne devrions-nous pas nous informer davantage pour mieux comprendre comment nous en sommes arrivés là ? Ensuite, ne devrions-nous pas faire pression, individuellement et collectivement, pour que la situation ne se détériore pas davantage ?</li>
<li>Ne devrions-nous pas nous opposer aux déménagements multiples des bénéficiaires : d’abord en lits d’observation, ensuite en lits de transition et enfin en lits définitifs ? Ces déménagements successifs ont de nombreux impacts négatifs sur des personnes fragiles.</li>
<li>Comment assurer le respect des contrats bel et bien signés par les promoteurs ?</li>
<li>Comme s’assurer que les Agences régionales et les CSSS exercent effectivement leur rôle de surveillance ? (par exemple, le cas pénible de la Résidence Marquette à Montréal) (11) (12)</li>
<li>Comment les Agences et les CSSS vont-ils assurer la qualité des services dans les RI s’ils n’arrivent pas à le faire dans le premier CHSLD en PPP ?</li>
<li>Comment pouvons–nous voir au suivi concret des plaintes que nous faisons via les mécanismes de plaintes ? Quelle est la nature du lien réel entre le commissaire aux plaintes local du CSSS et l’exploitant d’une RI (un sous-contractant) ?</li>
<li>Comment pouvons-nous être actifs dans les sous-comités d’usagers, qui sont une composante du grand comité des usagers du CSSS de qui relèvela RI? En fait, les usagers et leurs représentants doivent être pro-actifs et exiger la mise sur pied d’un sous-comité en ce qui concerne leur RI. Ils doivent être prêts à y être présents et à y consacrer du temps. Ils peuvent demander de l’aide au comité des usagers du CSSS, ainsi qu’au CSSS, pour la mise sur pied de ce sous-comité.</li>
<li>Comment faire en sorte d’éviter l’épuisement des familles et des aidants naturels ?</li>
<li>Commet faire pour que les situations vécues par les familles soient moins pénibles?</li>
</ol>
<p>Merci de votre attention et bons échanges en ateliers !</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>(1) Malenfant, Mélanie, Le smutations qui touchent l&#8217;hébergement des personnes âgées au Québec: impacts sur la clientèle et la main d&#8217;oeuvre, Revue Vie économique, sept. 2011  <a href="http://www.eve.coop/?a=110">http://www.eve.coop/?a=110</a> . Plusieurs chiffres de cette présentation proviennent de cet article.</div>
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<h1> </h1>
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<p>(2) Chouinard, Tommy, La Presse, 17 janvier 2011.  <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201101/17/01-4360710-plus-de-1700-lits-en-chsld-fermes-a-montreal-depuis-2006.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS2">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201101/17/01-4360710-plus-de-1700-lits-en-chsld-fermes-a-montreal-depuis-2006.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS2</a></p>
<p> (3) Synthèse de l’étude de MCE Conseils.  <a href="http://www.ledevoir.com/documents/pdf/CHSLDsynthese210411.pdf">http://www.ledevoir.com/documents/pdf/CHSLDsynthese210411.pdf</a></p>
</div>
<div>
<p> (4)  La Presse, 17 mai 2011. <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/201105/16/01-4399975-vaut-il-mieux-avoir-quatre-pattes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_opinions_652_section_POS3">http://www.cyberpresse.ca/opinions/201105/16/01-4399975-vaut-il-mieux-avoir-quatre-pattes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_opinions_652_section_POS3</a></p>
</div>
<div>
<p> (5) Communiqué de l’AQDR sur CNW Telbec, 20 septembre 2011.  <a href="http://www.cnw.ca/fr/story/844408/rapport-d-enquete-de-la-conseillere-clinique-nommee-par-l-agence-de-la-sante-et-des-services-sociaux-de-la-monteregie-confirmation-des-nombreuses-lacu">http://www.cnw.ca/fr/story/844408/rapport-d-enquete-de-la-conseillere-clinique-nommee-par-l-agence-de-la-sante-et-des-services-sociaux-de-la-monteregie-confirmation-des-nombreuses-lacu</a></p>
</div>
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<p> (6) Lacoursière, Ariane, La Presse, 16 février 2011.  <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201102/16/01-4370707-ressources-intermediaires-un-proprietaire-omnipresent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4370656_article_POS1">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201102/16/01-4370707-ressources-intermediaires-un-proprietaire-omnipresent.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4370656_article_POS1</a></p>
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<p> (7) IRIS, Budget 2010:Comment financer les services publics ?</p>
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<p><a href="http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/budget_2010_comment_financer_les_services_publics">http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/budget_2010_comment_financer_les_services_publics</a></p>
<p> (8)  Résumé de l’étude de l’IRPP   <a href="http://www.irpp.org/fr/summary.php?id=359">http://www.irpp.org/fr/summary.php?id=359</a> et étude complète (52 pp.) <a href="http://www.irpp.org/pubs/IRPPStudy/2011/IRPP_study_no1.pdf">http://www.irpp.org/pubs/IRPPStudy/2011/IRPP_study_no1.pdf</a></p>
</div>
<div>
<p> (9) La Presse, « Conditions de vie des aînés, priorité aux soins à domicile », 6 mars 2008, p. A14</p>
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<p> (10) Radio-Canada, 6 octobre 2011.  <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/10/06/006-soins-domicile-demande-association.shtml">http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/10/06/006-soins-domicile-demande-association.shtml</a></p>
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<div>
<p> (11) Chouinard, Tommy, La Presse, 2 février 2011.   <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201102/02/01-4366006-des-aines-dans-un-etat-lamentable.php">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201102/02/01-4366006-des-aines-dans-un-etat-lamentable.php</a></p>
</div>
<div>
<p> (12) Chouinard, Tommy, La Presse, 28 mai 2011.     <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201105/27/01-4403310-un-rapport-accablant-pour-le-csss-jeanne-mance.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201105/27/01-4403310-un-rapport-accablant-pour-le-csss-jeanne-mance.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4</a></p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Qu’est-ce que la « décroissance conviviale » ?</title>
		<link>http://www.chronijacques.qc.ca/2011/11/273/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 15:21:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru sur divers sites internet et dans La Force des sages (AQDR)            Avez-vous entendu parler du Mouvement québécois pour une décroissance conviviale (MQDC) ( www.decroissance.qc.ca ) ?  C’est un mouvement qui préconise que l’on accorde moins d’importance à l’économie et à l’argent dans nos vies et que l’on mette davantage l’accent sur le bien-être des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paru sur divers sites internet et dans La Force des sages (AQDR)   </p>
<p>        Avez-vous entendu parler du Mouvement québécois pour une décroissance conviviale (MQDC) ( <a href="http://www.decroissance.qc.ca/">www.decroissance.qc.ca</a> ) ?  C’est un mouvement qui préconise que l’on accorde moins d’importance à l’économie et à l’argent dans nos vies et que l’on mette davantage l’accent sur le bien-être des personnes, partout sur la planète. C’est une manière de voir qui préconise une baisse de la croissance <em>quantitative </em>dans les pays du Nord et un croissance plus importante dans les pays du Sud. C’est une vision qui prend en compte l’écologie et les limites physiques réelles de notre petite planète bleue. On pourrait aussi dire que c’est le prolongement collectif et politique du mouvement individuel pour la simplicité volontaire ( <a href="http://www.simplicitevolontaire.info/">www.simplicitevolontaire.org</a> ).</p>
<div id="attachment_274" class="wp-caption alignleft" style="width: 401px"><a href="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/11/IMG_8610.jpg"><img class="size-full wp-image-274" title="IMG_8610" src="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/11/IMG_8610.jpg" alt="" width="391" height="394" /></a><p class="wp-caption-text">Photo prise à Occupons Montréal</p></div>
<p>            <span id="more-273"></span>Pour en savoir plus, j’ai participé à une soirée d’échanges à ce sujet organisée par la revue Relations le 26 septembre dernier.</p>
<p>            Voici quelques notes que j’y ai prises. La décroissance n’est pas un pas en arrière mais un pas de côté par rapport au chemin dominant. Des anthropologues ont démontré, à partir de recherches sur les sociétés de chasseurs-cueilleurs, que le concept des « besoins illimités », c’est culturel et non naturel. Ce n’est pas exact de dire : il est dans la nature humaine de toujours vouloir posséder davantage et consommer plus. C’est la société actuelle qui nous « conditionne » dans ce sens (voir Denis Blondin, &laquo;&nbsp;La mort de l&#8217;argent, Essai d&#8217;anthropologie naïve&nbsp;&raquo;, Éditions de la Pleine Lune, 2003, 304 pages).</p>
<p>            On n’a plus le temps parce qu’on passe notre temps à vouloir être de notre temps. L’autonomie d’une personne, c’est sa capacité à se donner des limites</p>
<p>            Certains peuples ont ce qu’on appelle un « retard historique », par exemple des peuples très pauvres et peu développés Mais ce « retard » d’un peuple peut éventuellement lui permettre de se préparer pour un futur autre que la voie dominante.</p>
<p>            J’ai lu aussi le numéro des <em>Nouveaux cahiers du socialisme</em> portant sur  <em>Ecosocialisme ou barbarie?</em>  (no 6, 2011) ( <a href="http://www.cahiersdusocialisme.org/">www.cahiersdusocialisme.org</a> ). En voici quelques extraits :</p>
<p>            « Il s’agit donc de substituer à la croissance <em>quantitative</em> du capitalisme d’accumulation une autre logique que l’on pourrait nommer croissance <em>qualitative</em>, laquelle implique une importante décroissance <em>quantitative</em> avant tout dans les pays capitalistes dominants » (Richard Poulin).</p>
<p>            « Évidemment, décroître pour décroître, c’est absurde – mais ni plus ni moins que croître pour croître.  Bien entendu, des tas de choses doivent croître, comme la joie de vivre, la qualité de l’eau et de l’air, la qualité de vie, tous ces biens non marchands que la société de croissance a détruits. (..) En toute rigueur, il conviendrait de parler d’une <em>a-croissance</em>, comme on parle d’a-théisme. C’est d’ailleurs très précisément de l’abandon d’une foi et d’une religion qu’il s’agit (…) » (Serge Latouche).</p>
<p>            « La décroissance rouvre l’aventure humaine à la pluralité des destins (…). La société de sobriété choisie qu’implique l’abandon de la religion de la croissance supposera de travailler moins pour vivre mieux, de consommer moins mais mieux, de produire moins de déchets, de recycler plus, bref de retrouver le sens de la mesure et une empreinte écologique soutenable » (Serge Latouche).</p>
<p>            « La décroissance travaille à miner l’autonomie de l’économie par rapport à la société. La décroissance, ce n’est pas la décroissance économique, ce n’est pas la récession (gare au malentendu!), c’est plutôt la décroissance de l’économie elle-même » (Louis Marion).</p>
<p>            Vous vous demandez : que veulent ceux et celles qui « occupent Montréal » et d’autres villes dans le monde ? Ils veulent une plus grande égalité dans la distribution des revenus, une transformation profonde du système économique mondial, ce qui, je crois, rejoint les objectifs de la décroissance conviviale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les TIC simplifient la vie, entre autres celle des retraités</title>
		<link>http://www.chronijacques.qc.ca/2011/11/les-tic-simplifient-la-vie-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 19:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Simplicité volontaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.chronijacques.qc.ca/?p=272</guid>
		<description><![CDATA[Paru dans Simpli-cité, bulletin du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Numéro portant sur les TIC.             Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent pour moi une vraie bénédiction.             Je suis retraité et je milite, entre autres, à l’Association québécoise de défense des droits des retraités (AQDR). Si internet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paru dans Simpli-cité, bulletin du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Numéro portant sur les TIC.</em></p>
<p>            Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent pour moi une vraie bénédiction.<span id="more-272"></span></p>
<p>            Je suis retraité et je milite, entre autres, à l’Association québécoise de défense des droits des retraités (AQDR). Si internet n’existait pas, je devrais me rendre plus souvent au local de l’association pour faire mon boulot de bénévole, en particulier concernant les communications internes et externes de l’association. Cela me découragerait car je n’aurais plus cet agréable sentiment d’être retraité, que je ressens quand je travaille de chez moi. Bien sûr, je me rends au local pour les réunions des divers comités où je suis actif. Mais je suis beaucoup plus efficace en ayant fait une grande partie du travail à l’ordinateur depuis mon sous-sol. Ma retraite ne serait pas ce qu’elle est sans les TIC. Elle serait moins agréable et moins productive.</p>
<p>            Dans les groupes où je milite, je dis aux gens : je préfère le courriel au téléphone, sauf les urgences ou les circonstances particulières. Quel plaisir, en rentrant d’une ballade quotidienne en vélo (sauf l’hiver), de n’avoir pas de messages sur mon répondeur téléphonique, mais plutôt des messages courriels auxquels je suis libre de répondre au moment qui me conviendra. Voilà des conditions pour une vie simple, pas stressante. Les TIC, bien utilisées, y compris les courriels, nous font revivre certains aspects de la bonne vieille lettre postée avec soin et lenteur.</p>
<p>            J’ai aussi décidé d’adhérer à Facebook. Cela me permet de recevoir rapidement toutes sortes d’informations par les réseaux militants qui y sont actifs et qui m’intéressent. Cela me donne aussi l’occasion d’être en contact intergénérationnel avec des jeunes avec lesquels je serais moins souvent en contact, sans ce média. C’est parfois tout un choc culturel de lire ce que pensent et ce que font certains neveux, petits-neveux et autres jeunes… Mais j’aime bien, comme grand-père, me faire bousculer un peu. Je dis bien « bousculer » et non pas « tasser ». Sans les TIC, je me sentirais souvent pas mal tassé…</p>
<p>            Par contre, ce que je ne trouve pas simple dans les TIC, c’est de pouvoir tenir les divers logiciels à jour, de prévenir ou de réparer les bogues, bref toute la quincaillerie. Il faut avoir des amis ou des parents qui peuvent nous aider, sinon, c’est assez compliqué et stressant.</p>
<p>            J’aime à penser que la simplicité volontaire est une idée moderne, que ses partisans savent accepter les changements qui ne sont pas débiles et les utiliser dans une perspective qui simplifie la vie et la rend plus conviviale. Les dinosaures, on les trouvera plutôt du côté des hyper-consommateurs qui croient changer parce qu’ils achètent de façon compulsive tous les nouveaux gadgets, sans évaluer s’ils en ont réellement besoin.</p>
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		<title>Comme M. Jourdain ?</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 12:50:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et services sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru dans le Devoir du 31 octobre 2011             Le ministre Yves Bolduc vient de confirmer la construction de quatre nouveaux Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en partenariat public-privé et il a qualifié les opposants à cette formule d’« idéologues » (Le Devoir, 26 octobre 2011). Pourtant, la firme MCE Conseils a démontré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Paru dans le Devoir du 31 octobre 2011</em></p>
<p>            Le ministre Yves Bolduc vient de confirmer la construction de quatre nouveaux Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en partenariat public-privé et il a qualifié les opposants à cette formule d’« <em>idéologues </em>» (Le Devoir, 26 octobre 2011). Pourtant, la firme MCE Conseils a démontré que la construction du premier CHSLD en PPP, le CHSLD St-Lambert-sur-le-Golf, avait coûté plus cher que s’il avait été construit en mode traditionnel. De plus, de nombreuses familles se sont plaintes de la qualité et de la quantité des services offerts dans cet établissement.</p>
<p>            Se pourrait-il que le ministre Bolduc, à l’instar de M. Jourdain (dans Molière) qui faisait de la prose sans le savoir, fasse lui aussi de l’idéologie sans le savoir ?</p>
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		<title>Humour : un programme de fidélisation des couples ?</title>
		<link>http://www.chronijacques.qc.ca/2011/10/humour-un-programme-de-fidelisation-des-couples/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 15:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Valentin]]></category>
		<category><![CDATA[Simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru dans La Force des sages (AQDR)         Ne reculant pas devant les innovations sociales prometteuses, et toujours inspiré par l’entreprise privée, le gouvernement Charest a décidé, courageusement, de mettre en place un « programme de fidélisation des couples », copié sur le programme de fidélisation de la clientèle des Supermarchés Métro.             Si un couple regarde un lever [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paru dans La Force des sages (AQDR)        </p>
<p>Ne reculant pas devant les innovations sociales prometteuses, et toujours inspiré par l’entreprise privée, le gouvernement Charest a décidé, courageusement, de mettre en place un « programme de fidélisation des couples », copié sur le programme de fidélisation de la clientèle des Supermarchés Métro.</p>
<p><a href="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/10/lever-de-soleil-20-points-pour-le-coupleIMG_8549.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-269" title="lever de soleil 20 points pour le coupleIMG_8549" src="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/10/lever-de-soleil-20-points-pour-le-coupleIMG_8549.bmp" alt="" /></a></p>
<p>            Si un couple regarde un lever de soleil et en ressent un rapprochement, 20 points.<span id="more-268"></span></p>
<p>Tout d’abord, vous demandez-vous, pourquoi le gouvernement met-il un tel programme en place ? En qui cela le concerne-t-il ? Il est bien connu que les ruptures conjugales augmentent les coûts sociaux de l’État. Les divorces et les séparations entraînent diverses dépenses publiques, reliées, entre autres, au versement de prestations d’aide sociale à certaines femmes chefs de familles monoparentales. Par ailleurs, les enfants des couples séparés utilisent un peu plus que la moyenne les services des psychologues et des travailleuses sociales dans les écoles. Pour réduire ces coûts, le gouvernement doit agir. Il n’y a pas de petites économies !</p>
<p>            Le gouvernement a donc décidé d’offrir sur une base volontaire à tous les couples une « carte de fidélisation », gérée par le ministère de la Famille. Chaque matin, si l’homme embrasse sa femme, il perçoit cinq points sur sa carte. S’il lui apporte des fleurs le soir, vingt points. Si elle l’amène au restaurant, cinquante points. Tous  ces points sont échangeables, bien sûr, contre des points-argent qui doivent être troqués contre des services qui renforcent le couple : fins de semaine à deux dans un gîte champêtre, heures de gardiennage d’enfants, Viagra, etc. Il faut être logique. Par contre, une petite chicane fait perdre trente points. Évidemment, une aventure extraconjugale enlève pas moins de 1000 points : c’est un pensez-y bien. Avec ce programme, un homme ou une femme y pensera à deux fois avant de « donner un coup de canif dans le contrat ».</p>
<p>            Le programme ne coûte rien au gouvernement : il est commandité par l’entreprise privée, entre autres les Supermarchés Métro. Il est très simple à gérer, contrairement aux autres programmes gouvernementaux. Chaque soir, chacun des membres des couples adhérant au programme remplit sur internet, conjointement et solidairement, une brève fiche indiquant les points gagnés et les points perdus. Le programme auto-déclaratoire se base sur la probité proverbiale des contribuables. Dans un objectif de renforcement positif, et de contrôle indirect par les pairs, le programme est, évidemment, relié à Facebook de façon à ce que vos amis suivent vos efforts pour <em>« nourrir votre couple »</em> Go, Nicole ! Go, Jean ! Go ! Go ! (J’aime) « Big brother », craignez-vous ? Oui, mais convenons qu’il faut faire quelques compromis pour réduire l’épouvantable déficit des fonds publics.</p>
<p>            Dans quelques années, le taux de divorce et de séparation au Québec aura chuté significativement. Tous les coûts sociaux reliés à ces événements malheureux auront fondu comme la crème glacée sur un gâteau de noces. Merci, Jean Charest ! Merci, Métro!</p>
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		<title>Littéralement, beau à en couper le souffle</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 14:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru dans La Force des sages (AQDR)             Vous est-il déjà arrivé d’avoir le souffle coupé par la beauté d’un paysage ou d’une œuvre d’art ? Non pas au sens imagé mais d’avoir littéralement de la difficulté à respirer, pendant quelques secondes, à cause de la beauté qui fait une irruption soudaine devant vos yeux ? Cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paru dans La Force des sages (AQDR)            </p>
<p>Vous est-il déjà arrivé d’avoir le souffle coupé par la beauté d’un paysage ou d’une œuvre d’art ? Non pas au sens imagé mais d’avoir littéralement de la difficulté à respirer, pendant quelques secondes, à cause de la beauté qui fait une irruption soudaine devant vos yeux ? Cela m’est arrivé à quelques reprises et je vais vous en raconter deux.</p>
<p><a href="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/10/monet-pont-waterloo2.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-267" title="monet pont waterloo" src="http://www.chronijacques.qc.ca/wp-content/uploads/2011/10/monet-pont-waterloo2.bmp" alt="" width="498" height="357" /></a></p>
<p>    <span id="more-262"></span>Au Musée des beaux arts du Canada, à Ottawa, il y a quelques années, je passe devant une peinture de l’impressionniste Claude Monet. Spontanément, je me dis : qu’est-ce que c’est que cette toile?  Je ne vois rien. Je dois donc m’attarder pendant plusieurs secondes et concentrer mon regard sur la toile. Alors, peu à peu, émerge une chaloupe, perdue dans la brune, sous un pont de Londres, au petit matin. J’apprendrai que c’est le pont de Waterloo que Monet a peint en plusieurs exemplaires, sous divers éclairages, à divers moments de la journée, comme il l’a fait pour de nombreuses toiles (par exemple, la cathédrale de Rouen peinte de nombreuses manières, sous des lumières variées). Je me sens soudain le souffle coupé. J’ai de la difficulté à respirer. Je me demande : comment Monet est-il arrivé à peindre quelque chose de si imprécis et en même temps de si net, lorsqu’on prend le temps de voir ce qui émerge de la brume ?  Je ne suis pas un grand connaisseur en matière de peinture. Je me laisse plutôt guider par le plaisir de la découverte. Mais là, j’étais servi ! Je me sentais en pleine communion avec Monet parce que j’avais pris le temps de découvrir ce qui n’était pas évident pour moi, au départ. Peut-être qu’une autre personne aura vu immédiatement le sens de cette toile et n’aura donc pas été émerveillée comme moi. Pour moi, c’est comme si cette toile avait été en mouvement et non pas statique. Comme si j’avais vu la brume, littéralement, se lever et se déplacer sur la toile.</p>
<p>            Il a a plusieurs années, j’ai visité, avec ma conjointe et mes enfants, les Baux-de-Provence, dans le sud de la France. C’est une place-forte médiévale qui a été détruite plus souvent qu’à son tour au cours des siècles. Je grimpai jusqu’au sommet de la tour la plus élevée, précédant ma famille. Émergeant au sommet, après avoir parcouru les marches d’un escalier rabotées de plusieurs centimètres en leur milieu par l’usure du temps, je découvre un paysage extraordinaire avec, entre autres, des oliviers et des vignobles à perte de vue. Encore là, souffle coupé et difficulté à avaler ma salive. Il y avait là une combinaison de culture (l’histoire des Baux-de-Provence est tragique) et de nature tout à fait saisissante.</p>
<p>            Le sens de tout cela ? L’art se donne parfois comme mission de nous bousculer, de nous questionner, de nous intriguer, de nous faire réfléchir et même de nous faire changer d’idée, de nous consoler, de nous charmer, de nous faire prendre conscience de la complexité des choses, et tant d’autres objectifs encore. C’est bon de se laisser aller à des émotions esthétiques profondes, ce qui, finalement, n’arrive pas si souvent dans une vie.</p>
<p>            Quelles sont les conditions qui favorisent le fait d’être ainsi submergé ? La chose arrive par surprise, on ne doit pas s’y attendre. Peut-être aussi faut-il accepter ou cultiver une certaine vulnérabilité, ne pas avoir bâti trop de défenses (surtout masculines) dans la vie, se laisser aller, comme une éponge… Mais ce sont là des hypothèses.</p>
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		<title>Dans le réseau de la santé également, des «petits extras» ?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 14:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé et services sociaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru sur Cyberpresse et sur d&#8217;autres sites internet              Le ministre Bolduc vient d’annoncer qu’il ira de l’avant avec la construction de trois autres CHSLD en partenariat privé-public (PPP), alors que les services offerts dans le premier CHSLD en PPP, celui de St-Lambert-sur-le golf, ont fait l’objet de critiques par de nombreuses familles. Or le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paru sur Cyberpresse et sur d&#8217;autres sites internet </p>
<p>            Le ministre Bolduc vient d’annoncer qu’il ira de l’avant avec la construction de trois autres CHSLD en partenariat privé-public (PPP), alors que les services offerts dans le premier CHSLD en PPP, celui de St-Lambert-sur-le golf, ont fait l’objet de critiques par de nombreuses familles. Or le propriétaire du CHSLD St-Lambert-sur-le-golf a laissé entendre qu’il aurait besoin d’une « petite rallonge » à son contrat de 203 millions $ parce que « la clientèle est plus lourde que prévu ».</p>
<p>            Cela vous rappelle-t-il quelque chose? Les plus bas soumissionnaires dans le domaine de la construction des infrastructures  routières ont l’habitude de demander des « petits extras » pour arrondir leur caisse. Il semble qu’il y ait toujours des bonnes raisons, pour les plus bas soumissionnaires de tout poil, de demander des « petits extras », une fois le contrat signé en poche. Le réseau de la santé et des services sociaux répétera-t-il l’erreur du secteur de la construction du réseau routier ?</p>
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